• Quand les hirondelles

    Seront infidèles,

    Quand le doux printemps,

    Celui que j'attends

    Le cœur dans la poche,

    Restera sous cloche

    Loin de mon perron,

    Loin de mon giron,

    Quand les belles roses

    Ne diront leurs proses

    Qu'aux gais papillons

    Traçant des sillons

    Dans l'air des chimères

    Où mes fleurs amères

    Jamais n'écloront,

    Jamais ne vivront,

    Quand la tendre brise,

    Sentant la cerise

    Et le foin coupé,

    Aura dérapé

    Vers des paysages

    Fermés à mes âges

    De plus en plus lourds,

    De plus en plus gourds,

    J'aurai le courage

    De doper ma rage

    De vivre, en quittant

    L'hiver persistant ;

    Je prendrai la route,

    Ce, coûte que coûte,

    Jusqu'à un endroit,

    Un certain endroit

    Où j'aurai moins froid...

     

    Mais les hirondelles

    Sont toujours fidèles ;

    C'est toi que j'attends,

    À chaque printemps.

    12307


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  • Quelques news...

     

     

    Bonjour à tous,

     

    Avant toute chose, merci pour vos petits mots déposés ici en mon absence.

    Tout va bien, ne vous inquiétez pas.

    J'ai seulement opéré un changement assez radical de situation (dans le bon sens du terme) qui

    m'a amené à mettre les activités du blog entre parenthèses.

    Je vais reprendre mes marques progressivement, ne disposant plus forcément du même temps

    qu'auparavant, que ce soit pour écrire ou vous rendre visite.

    Pour ce qui concerne les ateliers d'écriture, comme la cour de récré de Jill ou l'atelier de Ghislaine,

    vous m'en voyez désolé les filles, je ne suis pas à jour, et pour le moment, je n'ai pas de

    participation à proposer, même si j'ai par ailleurs quelques autres textes d'avance

    (hors ateliers donc) qui viendront alimenter prochainement ces pages.

     

    J'espère que vous allez tous bien, que la vie est belle, même si le froid a un peu refait surface...

    (enfin, ceux qui vivent dans le sud n'ont pas forcément ressorti les doudounes, hein !)

     

    Au plaisir de vous retrouver bientôt, bises à vous.

     

    Fabrice


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  • Xyloglossie de campagne

     

     

    Regardez-le, décidément,

    Comme il trouve que ma parole

    Est bonne chair, soudainement,

    Pour le fond de sa casserole,

    Alors qu'hier elle n'était

    Qu'un ingrédient qu'il omettait !

     

    Il fut cinq ans, loin, sourd, aveugle,

    Voici qu'il vient obstinément

    Caresser la vache qui beugle,

    Et me jure, sincèrement,

    Avoir en main la clé – si rare –

    Du grand bonheur qu'il me prépare !

     

    Chasseur plus gourmand que gourmet,

    Il court après mon droit de vote,

    Rêvant d'un joli mois de mai

    À présenter à son despote

    Qui n'est nul autre, évidemment,

    Que son ego si performant.

     

    Me faut-il gober davantage

    Les discours que Saint-Valentin

    Me livre avec son paquetage

    Plein de sirop de baratin

    Que toute la xyloglossie

    De campagne d'un faux messie ?

     

    Quel mammifère stupéfiant

    Que le primate politique !

    Mâle ou femelle, il est confiant,

    Même aux limites de l'éthique,

    Car aucune révolution

    N'entraînera son extinction.

     

     

     

    Xyloglossie de campagne

    12297

     

     

    [ un clic sur le logo au-dessus du texte pour des précisions quant à la consigne d'écriture ]


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