• C'était l'ivresse du bonheur

    C'était le bleu de ton regard ;

    Il me parlait d'un ciel en fête,

    Celui qui me laissait hagard,

    Tu me faisais perdre la tête...

    C'était l'ivresse du bonheur,

    Tu me faisais perdre la tête.

     

    C'était le blanc de la gaieté ;

    Il me dessinait ton sourire,

    Celui qui m'avait enchanté

    Sous le soleil de ton empire...

    C'était l'ivresse du bonheur,

    Sous le soleil de ton empire.

     

    C'était le rouge de l'amour ;

    Il me réchauffait d'une flamme,

    Celle qui brûlait chaque jour

    Avant que n'arrivât le drame...

    C'était l'ivresse du bonheur,

    Avant que n'arrivât le drame.

    10946

    « Gérard écritSans toi »

  • Commentaires

    1
    Vendredi 11 Mars 2016 à 05:59

    Bonjour Fabrice... Ah le destin n'aime pas nous voir ivre d'amour, il pénalise, brise ce beau verre de cristal où nous buvions de champagne Amour... snif, la vie n'est pas tendre elle... !! Merci, bon vendredi, bises de JB

      • Mardi 15 Mars 2016 à 19:45

        Bonsoir Jill... Ah, le champagne Amour, rien que pour en boire une goutte, je suis prêt à prendre le risque que le destin en brise la coupe ! La vie n'est pas tendre, la vie est belle en même temps.

        Merci à toi. Bises.

        FP

    2
    Vendredi 11 Mars 2016 à 06:40

    coucou Fabrice

    je ne suis pas certaine que ce soit d'une folle gaieté 

    allez , lève le pied et assied toi pour savourer un bon café

    après tu pourras reprendre ta course folle

    bise d'amitié pour t'encourager

      • Mardi 15 Mars 2016 à 19:46

        Hello Edwige, ah non, c'est sûr que ce n'est pas la joie qui prime dans ces lignes... Allez, j'ai suivi ton conseil, j'ai levé le pied, le weekend est passé par là... winktongue

        Bises et merci à toi.

        FP

    3
    Vendredi 11 Mars 2016 à 07:55
    Chadou

    ܓ Bonjour Fabrice..Un petit coucou chez toi en ce vendredi matin ! Un poème bien écrit, mais on sent le drame la dessous, ça j'aime moins !

    Il parait que le soleil nous sera un bon compagnon encore aujourd'hui, c'est tout bon ça ...Je te souhaite une toute belle journée et t'envoie de gros bisous.   ܓ

      • Mardi 15 Mars 2016 à 19:47

        Eh oui, Chadou, le drame est un aspect qui n'est jamais totalement absent de la vie. Pourtant, on apprécie encore et encore le soleil, d'autant qu'il brille haut ces jours-ci, profitons-en !

        Bisous, bonne soirée.

        FP

    4
    Vendredi 11 Mars 2016 à 08:33

    Bonjour,

    Préférer l'ivresse de l'amour à l'ivresse de l'alcool, voilà un sage comportement.

    Bonne journée

      • Mardi 15 Mars 2016 à 19:48

        Bonsoir Rafaël, je ne suis pas sûr que l'ivresse de l'amour soit moins destructrice que celle de l'alcool, quand on y pense... Mais il faut parfois accepter aussi cette gueule de bois-là...

        Merci à toi.

        FP

    5
    Vendredi 11 Mars 2016 à 13:50

    Coucou Fabrice,

    Un hymne en bleu, blanc, rouge qui commence dans l'ivresse du bonheur et qui finit bien tristement comme la route de notre gouvernement!!!

    J'aime beaucoup le retour de "c'était l'ivresse du bonheur" car effectivement le réveil fait mal et bonjour les maux de tête!!! 

    Nouvel amour, nouveau parcours et nouvelle déception, alors ce sera qui la prochaine?

    Bon vendredi à toi Fabrice et gardons espoir!

    bisous tristounets mais le soleil arrive! 

     

      • Mardi 15 Mars 2016 à 19:51

        Coucou Patricia, eh oui, c'est la ronde des amours, la farandole des jours gais ou tristes, autour du soleil de la vie... Alors quand il se met à pleuvoir, forcément, on perd l'équilibre, ne voyant plus l'astre central.

        Je ne suis vraiment pas à jour, ni ici (les textes à paraître ont été programmés), ni dans mes lectures, il va falloir que je me reprenne.

        Bises à toi, et merci.

        FP

    6
    Vendredi 11 Mars 2016 à 14:04

    bonjour Fabrice,

     

     Regardez-les passer, ces couples éphémères !

     Dans les bras l'un de l'autre enlacés un moment,

    Tous, avant de mêler à jamais leurs poussières,

     Font le même serment: 

     

    Toujours ! Un mot hardi que les cieux qui vieillissent

     Avec étonnement entendent prononcer,

    Et qu'osent répéter des lèvres qui pâlissent

     Et qui vont se glacer.

     

     

    Vous qui vivez si peu, pourquoi cette promesse

     Qu'un élan d'espérance arrache à votre coeur,

    Vain défi qu'au néant vous jetez, dans l'ivresse

    D'un instant de bonheur ?

     

     

     Amants, autour de vous une voix inflexible

     Crie à tout ce qui naît : « Aime et meurs ici-bas ! »

    La mort est implacable et le ciel insensible;

     Vous n'échapperez pas.

     

     

    Eh bien ! puisqu'il le faut, sans trouble et sans murmure,

     Forts de ce même amour dont vous vous enivrez

     Et perdus dans le sein de l'immense Nature,

    Aimez donc, et mourez !

     

     

     

     Non, non, tout n'est pas dit, vers la beauté fragile

     Quand un charme invincible emporte le désir,

    Sous le feu d'un baiser quand notre pauvre argile

    A frémi de plaisir.

     

     

    Notre serment sacré part d'une âme immortelle ;

     C'est elle qui s'émeut quand frissonne le corps;

     Nous entendons sa voix et le bruit de son aile

     Jusque dans nos transports.

     

     Nous le répétons donc, ce mot qui fait d'envie

     Pâlir au firmament les astres radieux,

    Ce mot qui joint les coeurs et devient, dès la vie,

    Leur lien pour les cieux.

     

    Dans le ravissement d'une éternelle étreinte

     Ils passent entraînés, ces couples amoureux,

    Et ne s'arrêtent pas pour jeter avec crainte

    Un regard autour d'eux.

     

     Ils demeurent sereins quand tout s'écroule et tombe;

     Leur espoir est leur joie et leur appui divin ;

    Ils ne trébuchent point lorsque contre une tombe

    Leur pied heurte en chemin.

     

    Toi-même, quand tes bois abritent leur délire,

    Quand tu couvres de fleurs et d'ombre leurs sentiers,

    Nature, toi leur mère, aurais-tu ce sourire

    S'ils mouraient tout entiers ?

     

    Sous le voile léger de la beauté mortelle

     Trouver l'âme qu'on cherche et qui pour nous éclôt,

    Le temps de l'entrevoir, de s'écrier : « C'est Elle ! »

    Et la perdre aussitôt,

     

     

    Et la perdre à jamais ! Cette seule pensée

     Change en spectre à nos yeux l'image de l'amour.

    Quoi ! ces voeux infinis, cette ardeur insensée

     Pour un être d'un jour ! 

     

    Et toi, serais-tu donc à ce point sans entrailles,

     Grand Dieu qui dois d'en haut tout entendre et tout voir,

     Que tant d'adieux navrants et tant de funérailles

     Ne puissent t'émouvoir,

     

    Qu'à cette tombe obscure où tu nous fais descendre

     Tu dises : « Garde-les, leurs cris sont superflus.

     Amèrement en vain l'on pleure sur leur cendre;

     Tu ne les rendras plus ! »

     

    Mais non ! Dieu qu'on dit bon, tu permets qu'on espère ;

    Unir pour séparer, ce n'est point ton dessein.

    Tout ce qui s'est aimé, fût-ce un jour, sur la terre,

    Va s'aimer dans ton sein. 

     

     

     

    Éternité de l'homme, illusion ! chimère !

    Mensonge de l'amour et de l'orgueil humain !

    Il n'a point eu d'hier, ce fantôme éphémère,

    Il lui faut un demain !

     

    Pour cet éclair de vie et pour cette étincelle

     Qui brûle une minute en vos coeurs étonnés,

    Vous oubliez soudain la fange maternelle

     Et vos destins bornés.

     

    Vous échapperiez donc, ô rêveurs téméraires

     Seuls au Pouvoir fatal qui détruit en créant ?

    Quittez un tel espoir ; tous les limons sont frères

    En face du néant.

     

    Vous dites à la Nuit qui passe dans ses voiles:

    «J'aime, et j'espère voir expirer tes flambeaux. »

    La Nuit ne répond rien, mais demain ses étoiles

     Luiront sur vos tombeaux.

     

     Vous croyez que l'amour dont l'âpre feu vous presse

     A réservé pour vous sa flamme et ses rayons;

     La fleur que vous brisez soupire avec ivresse :

    « Nous aussi nous aimons ! »

     

    Heureux, vous aspirez la grande âme invisible

     Qui remplit tout, les bois, les champs de ses ardeurs;

     La Nature sourit, mais elle est insensible:

     Que lui font vos bonheurs? 

     

    Elle n'a qu'un désir, la marâtre immortelle,

     C'est d'enfanter toujours, sans fin, sans trêve, encor.

    Mère avide, elle a pris l'éternité pour elle,

    Et vous laisse la mort.

     

     Toute sa prévoyance est pour ce qui va naître;

     Le reste est confondu dans un suprême oubli.

    Vous, vous avez aimé, vous pouvez disparaître :

     Son voeu s'est accompli.

     

     Quand un souffle d'amour traverse vos poitrines,

     Sur des flots de bonheur vous tenant suspendus,

     Aux pieds de la Beauté lorsque des mains divines

     Vous jettent éperdus ;

     

    Quand, pressant sur ce coeur qui va bientôt s'éteindre

     Un autre objet souffrant, forme vaine ici-bas,

    Il vous semble, mortels, que vous allez étreindre

     L'Infini dans vos bras ; 

     

    Ces délires sacrés, ces désirs sans mesure

     Déchaînés dans vos flancs comme d'ardents essaims,

    Ces transports, c'est déjà l'Humanité future

    Qui s'agite en vos seins.

     

    Elle se dissoudra, cette argile légère

    Qu'ont émue un instant la joie et la douleur;

     Les vents vont disperser cette noble poussière

     Qui fut jadis un coeur.

     

    Mais d'autres coeurs naîtront qui renoueront la trame

    De vos espoirs brisés, de vos amours éteints,

    Perpétuant vos pleurs, vos rêves, votre flamme,

    Dans les âges lointains.

     

     Tous les êtres, formant une chaîne éternelle,

    Se passent, en courant, le flambeau de l'amour.

    Chacun rapidement prend la torche immortelle

     Et la rend à son tour. 

     

    Aveuglés par l'éclat de sa lumière errante,

    Vous jurez, dans la nuit où le sort vous plongea,

    De la tenir toujours : à votre main mourante

     Elle échappe déjà. 

     

    Du moins vous aurez vu luire un éclair sublime ;

    Il aura sillonné votre vie un moment ;

    En tombant vous pourrez emporter dans l'abîme

    Votre éblouissement.

     

     Et quand il régnerait au fond du ciel paisible

     Un être sans pitié qui contemplât souffrir,

    Si son oeil éternel considère, impassible,

    Le naître et le mourir,

     

    Sur le bord de la tombe, et sous ce regard même,

     Qu'un mouvement d'amour soit encor votre adieu !

    Oui, faites voir combien l'homme est grand lorsqu'il aime,

    Et pardonnez à Dieu !

     

    L’Amour et la Mort 

    Poèmes de Louise Ackermann 

     

    bon week end  poète Fabrice

    ti bisou

     

      • Mardi 15 Mars 2016 à 19:59

        Bonsoir Danielle, voici des mots précieux : faites-voir combien l'homme est grand quand il aime

        J'aime surtout cela (qui colle bien à l'état d'esprit de mon texte) :

        Du moins vous aurez vu luire un éclair sublime ;
        Il aura sillonné votre vie un moment ;
        En tombant vous pourrez emporter dans l'abîme
        Votre éblouissement.  

        L'amour aussi meurt, comme toute chose et tout être en ce monde. Mais le soleil se relève chaque matin. J'y crois donc.

        Merci à toi. Bisous.

        FP

    7
    Vendredi 11 Mars 2016 à 22:54

    C'était le gris du désespoir

    celui qui écroule les rêves

    le gris est devenu très noir

    et il vous a brisé les ailes

    fait basculer votre destin

    emportant la part la plus belle

     

    Bon week-end Fabrice

     

     

     

     

      • Mardi 15 Mars 2016 à 20:01

        Bonsoir Balaline. Tes mots délicats disent si bien l'après-amour... On a l'impression que tout est vain, cassé... Il ne reste plus à espérer que l'aube prochaine sera belle.

        Bonne semaine à toi, bonne soirée. Merci.

        FP

    8
    Samedi 12 Mars 2016 à 06:35

    Il ne faut garder que le souvenir de l'ivresse, aussi courts soient les instants de bonheur, ils n'en demeurent pas moins des instants de bonheur

    Amicalement

    Claude

      • Mardi 15 Mars 2016 à 20:04

        Bonsoir Claude, ah oui, c'est très juste quand tu dis qu'un instant de bonheur, quelle que soit sa longueur, est un instant de bonheur. Par contre, on n'oublie rien, tu sais bien. Les bons comme les mauvais moments nous construisent et sont la colonne de notre histoire, il n'est jamais bon (selon moi) de renier un seul pan de son existence (c'est prendre le risque de se renier soi-même, en partie).

        Merci à toi. Amicalement.

        FP

    9
    Samedi 12 Mars 2016 à 07:40
    Chadou

    ܓ Bonjour Fabrice ...Un petit coucou chez toi en ce samedi matin !!!

     

    Il parait que le soleil nous sera encore un bon compagnon aujourd'hui, c'est tout bon ça ...Je te souhaite une toute belle journée et t'envoie de gros bisous.   ܓ 

      • Mardi 15 Mars 2016 à 20:05

        Comme je l'ai dit plus haut, Chadou, le soleil brille haut ces jours-ci. J'entends partout qu'on dit "ça sent le printemps"... Cela dit, quand je mets mon nez dehors à 7h, le matin, l'air est bien encore hivernal. Mais ça vien, ça vient, les beaux jours.

        Bisous.

        FP

    10
    Samedi 12 Mars 2016 à 15:59

    il faut être deux en amour ... la difficulté est de trouver l'âme soeur ... celle qui nous comprend sans avoir à parler, celle qui sait sans avoir à demander ... c'est parfois sans chercher qu'on la trouve ... 

    vis ta vie et qui sait ... au détours d'un chemin il se peut que tu la découvres  ...

    amitié .

      • Mardi 15 Mars 2016 à 20:08

        C'est vrai que l'amour est une conjugaison. Ou alors une partition qui se joue à quatre mains. L'âme sœur peut surgir n'importe quand, n'importe où... Elle peut aussi, hélas, ne jamais arriver, voire, ne pas exister pour certains.

        Allez, je ne suis pas morose, ça va aller !!! Merci à toi. Bises.

        FP

    11
    Dimanche 13 Mars 2016 à 11:09
    défi précédents 2012-2013-2015 + autres cartes des participantes
      • Mardi 15 Mars 2016 à 20:08

        Tiens, qu'est-ce que je disais à Chadou ! J'entends partout qu'on me parle de printemps... En tout cas, la belle saison de l'amitié est en force yes

        FP

    12
    Dimanche 13 Mars 2016 à 21:00

    coucou Fabrice, 

    j'espère que tu as passé un excellent weekend avec plein de soleil au-dessus de ta tête et dans ton coeur.

    Gros bisous ami poète et demain c'est déjà lundi et c'est reparti mais en attendant bonne soirée.

      • Mardi 15 Mars 2016 à 20:10

        Coucou Patricia... Weekend nickel. C'est juste que la semaine de course a repris. Je sais que c'est temporaire d'être à ce point chargé, alors, je prends mon mal en patience et souris au soleil quand j'ouvre la fenêtre le matin.

        Gros bisous, merci (ne t'inquiète pas, je passerai te lire)

        FP

    13
    Lundi 14 Mars 2016 à 07:07

    café corsé

    pour que tu commences bien ta journée

    et si tu es sage , tu as droit au croissant

    bise

      • Mardi 15 Mars 2016 à 20:12

        Merci tout plein, Edwige. Ton café corsé, même si je te le dis avec retard, m'a fait du bien. Quant au croissant, mince, le téléphone a sonné, je l'ai oublié quelque part, quelqu'un passant par là l'a englouti à ma place ! lol

        Bises (et je suis sage, quand même - d'accord, pas toujours)

        FP

    14
    Lundi 14 Mars 2016 à 17:18
    TooTsie22

    après le joie vient la tristesse, il en a toujours été ainsi

      • Mardi 15 Mars 2016 à 20:12

        Et après la pluie le beau temps... C'est la roue qui ne cesse de tournée, TooTsie.
        Merci à toi. Bonne soirée.

        FP

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