• Complainte estivale d'un fauché

    Tous ces avions qui bourdonnent,

    Passant par-dessus le toit de ma maison,

    Griffant le ciel, fanfaronnent ;

    Ils emportent des chanceux.

     

    Tous ces avions qui dessinent

    Des traits blancs sur fond d'azur, à la saison

    Des vacances, me fascinent ;

    Je rêve d'être de ceux

    Qu'ils décollent,

    Qu'ils envolent.

     

    Cœur à hauteur des pavés,

    Compte en banque

    Dans le manque,

    Je rêve les yeux levés.

     

    Tous ces avions qui s'échappent

    N'ont que faire des barreaux de ma prison

    Quand des paradis les happent ;

    Ils emportent des chanceux.

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