• Étretat

    Vis, vent, mords à plein souffle

    Mon visage, rends-le

    Vivant, qu'il se boursoufle

    De printemps vert et bleu !

     

    Vis, vent, mords ce nuage,

    Mate à mort tout le gris

    Vivant dans son sillage

    Et ses moutons aigris !

     

    Vis, vent, mords mon oreille,

    Je voudrais me sentir

    Vivant comme une abeille

    Heureuse de sortir !

     

    Vis, vent, mords ce nuage,

    Ce matamore est si

    Vivant que son maillage

    Aura sans fin grossi !

     

    Vis, vent, mords mon sourire

    En bien meilleur état,

    Vivant, prompt à décrire

    La beauté d'Étretat !

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    « Filles du CalvaireGérard écrit »