• Fleury perd Noël

    Fleury perd Noël

    Fleury perd Noël

     

     

    La lumière, ici,

    Ne sert qu'à projeter l'ombre

    Des barreaux sur les murs froids

    Ivres d'insomnie et d'amertume ;

     

    La fête, d'ici,

    N'est qu'un point dans le soir sombre,

    Une étoile pour des rois

    Ne s'étant pas trompés de costume ;

     

    C'est à la merci

    De rats et cafards en nombre

    Vêtus de penchants pas droits,

    Que Fleury perd Noël, s'accoutume

    À sa soif de Liberté,

    Se ripoline à l'Encre de Chine

    Un destin bien agité,

    Tourne, bon an mal an, sa machine

    À laver la cruauté,

    Tandis que Mérogis, lui, s'échine

    À garder leur unité.

     

     

     

    Fleury perd Noël

    Mots tirés de Que la vie en vaut la peine, 1954 / poème de Louis Aragon

    11866

     

     

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