• Juju

    Juju, cœur éhonté,

    Vivait comme personne ;

    Juju, c'était l'été

    Qui niait que l'automne

    S'en viendrait, tôt ou tard,

    Lui mouiller le pétard ;

     

    Juju, c'était la mèche

    Qu'il fallait rassasier

    Avec tout un brasier,

    Pas juste une flammèche !

     

    Juju, cœur d'artichaut,

    Vibrait comme personne ;

    Juju, c'était le chaud

    Qui jurait que l'automne

    Ne refroidirait pas

    Ses succulents repas ;

     

    Juju, c'était l'aurore

    Qui rosissait d'amour

    Pour chaque nouveau jour

    Arrivant de l'offshore !

     

    Juju, cœur éventé,

    Ne brûle plus personne ;

    Juju, mon bel été,

    Aux portes de l'automne,

    Disait à bientôt, mais...

    Ne reviendra jamais !

     

    Je crois que je l'aimais.

    12147

    « L'intrigante EspéranceSaint-Paul »