• La brasse

    Le jour s'est abaissé, jusqu'à toucher le fond

    Des cales de la nuit, sur la mer de l'errance.

    La lune, à l'agonie, en manque d'adhérence,

    Viendrait presque à tomber du haut de son plafond.

     

    Le vent a déjà froid ; voici qu'il se morfond

    Dans les voiles du temps qui change d'apparence.

    Tout grelotte alentour ; c'est avec fulgurance

    Que les derniers halos de douceur se défont.

     

    Se pourrait-il, pourtant, qu'une autre issue existe ?

    Où trouver un abri qui soit sûr et résiste

    Aux griffures d'octobre ? Où jeter le tourment ?

     

    Un bateau, sous l'orage, ivre de houle, trace

    Les sillons de sa perte, inexorablement.

    J'ai mal à notre histoire... Et l'heure est à la brasse.

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    « Un jour, un cauchemarHector la buse »