• La trêve des confiseurs

    Prenons le large au creux du lit

    Où les étoiles nous attendent,

    Ajournons le moindre conflit,

    Que nos désirs nous enguirlandent

    Et nous réchauffent corps et cœurs !

     

    Laissons dormir sur le trottoir

    Nos agendas et leurs contraintes,

    Ne touchons plus au remontoir

    Du réveil et rangeons nos plaintes

    Au fond du tiroir aux aigreurs !

     

    Allons engraisser de ce pas

    Les dieux vendeurs de gourmandises,

    Rassasions-nous de repas

    Aux saveurs chaudement exquises,

    Parlant la langue des douceurs !

     

    Puisque nous en avons le temps,

    Profitons de cette semaine

    Pour suivre les soleils montants

    De nos amours, qu’ils nous emmènent

    Tâter leurs zéniths enchanteurs ;

     

    C’est la trêve des confiseurs !

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    « Le cœur à t'aimer Tu dois manger, Léger ! »