• Malgré moi

    Alors, est-ce bien vrai

    Que tu n'as plus la force

    De m'attendre, est-ce vrai

    Que s'effrite l'écorce

    De ton amour ?

    Tu le jurais durable,

    Solide, inébranlable...

     

    M'abandonnes-tu là

    Pour ne plus me reprendre ?

    As-tu jeté l'éclat

    Des beaux jours dans la cendre ?

    Où ton amour

    S'enfuit-il de la sorte,

    En refermant la porte ?

     

    Dois-je laisser le vent

    T'emporter, sans rien dire,

    Et le soir arrivant

    Me voler ton sourire ?

    Tout mon amour,

    Même s'il te désigne,

    Malgré moi, s'y résigne.

    11816

    « Le grand sautOspice, vous avez dit Ospice ? »

  • Commentaires

    1
    Dimanche 4 Décembre 2016 à 12:07

    Bonjour Fabrice, ah qui chantait encore plaisirs d'amour ne durent qu'un instant chagrins d'amour durent toute la vie... c'est sur la bonne pente dis-je en taquinant... La perle rare doit encore être dans son écrin... sur ce bon dimanche malgré tout, bises, jill wink2

      • Lundi 5 Décembre 2016 à 10:04

        Bonjour Jill,

        Tu ne crois pas si bien dire, la perle rare, finalement, ne quitte pas si facilement son écrin. Pas faute, pourtant, de la traquer, de courir après, mais... Tout le monde la cherche, beaucoup de candidats, peu d'élus. C'est la vie, comme dirait l'autre. Cela dit, pas de place au désespoir, se résigner, parfois, c'est aussi comprendre qu'il y a un temps pour chaque chose. Je prends donc ta taquinerie avec le sourire wink2

        Bon début de semaine, BISES et merci.

        FP

    2
    Dimanche 4 Décembre 2016 à 12:08
    ZAZARAMBETTE

    Coucou Fabrice,

    Comme c'est joli et si bien écrit, mais que de nostalgie.

    Bises et bon dimanche

      • Lundi 5 Décembre 2016 à 10:07

        Coucou Zaza,

        Ah, je suis bien content de recevoir à nouveau ta visite.

        Oui, un texte empreint de nostalgie, de mélancolie, qui parle surtout de cet état dans lequel on est quand le coeur a encore tant à dire à l'autre, tant à l'aimer, tandis qu'il doit néanmoins de résigner à la séparation car tout ne tient pas qu'à son désir. Au fond, c'est assez triste mais tellement banal à la fois...

        Bises de même, merci à toi (j'espère que ça va), bon lundi.

        FP

    3
    Dimanche 4 Décembre 2016 à 14:39

    les mots te conduisent malgré toi vers l'insondable nostalgie ... qui colle à tes pages pourtant si jolies à lire tant le rythme est bon ... à nous faire pleurer ... certains disent que la poésie sert à cela ...

    amitié 

      • Lundi 5 Décembre 2016 à 10:11

        Bonjour Marie-Claude,

        Je ne saurai pas dire si oui ou non la poésie sert à cela, mais ce que tu exprimes me fait penser à ce que ma prof de français, en première, avait coutume de dire, alors qu'elle nous faisait étudier des poèmes mélancoliques en vue de la préparation au bac. Elle disait : "la poésie sublime la douleur et presque tous les poèmes, d'une manière ou d'une autre, parlent d'amour et de rupture, parce que la vie, l'amour, la désillusion, la tristesse, sont l'encre du poète". Son avis était un peu tranché, mais il y avait du vrai dedans.

        Bon lundi à toi, merci.

        Amicalement,

        FP

    4
    Dimanche 4 Décembre 2016 à 17:02

    Tes mots sont beaux Fabrice, tout en retenue et l'on sent la douceur quand même se mêler à une nostalgie,

    Merci du partage.........Je t'embrasse...

      • Lundi 5 Décembre 2016 à 10:14

        Bonjour Ghislaine,

        Ah, je suis content que tu évoques cette douceur-là, parce que je suis convaincu que l'amour vrai, même déçu ou abandonné, ne renie pas la douceur qu'il a en lui. C'est quand la passion bafouée s'en mêle qu'une certaine violence est inévitable.

        Mais de rien, ce blog est fait pour le partage. Je t'embrasse également.

        FP

    5
    Dimanche 4 Décembre 2016 à 18:35

    Un petit spleen d'hiver

    maussade comme le temps

    quelques remous de coeur

    mais ce n'est rien

    attends donc le printemps

    et la vie qui s'éveille

     

    Bises et bonne semaine Fabrice

      • Lundi 5 Décembre 2016 à 10:23

        Bonjour Balaline,

        Tu sourirais si je te disais que j'ai écrit ce texte pendant l'été, alors que j'étais en t-shirt assis à une terrasse. Il était juste resté inachevé jusqu'à ce que je décide de lui apporter sa dernière pierre. 

        Même si ces mots ne reflètent qu'une réalité très relative, les questions tournant autour du cœur, de l'amour, du besoin ou de la nécessité de se séparer, de l'infidélité, de tout ce qui rapproche ou éloigne deux êtres qui s'aiment à la base, ont toujours été centrales dans ma démarche d'écriture. C'est comme si j'essayais de trouver des réponses, mais on le voit bien, ces dernières sont souvent introuvables, d'ailleurs, ce poème est surtout une succession d'interrogations qui, faute d'écho en retour, conduisent à la résignation, car parfois on se dit que si l'autre éprouvait réellement l'envie de répondre, il / elle le ferait.

        Très bon lundi à toi, et merci. Bises de même.

        FP

    6
    Lundi 5 Décembre 2016 à 07:21

    je trouve que c'est un peu triste

    mon parisien préféré aurait-il un coup de mou???

    allez allez , un petit café fraîchement moulu

    devrait te faire du bien

    bise et couvre toi , ça caille

      • Lundi 5 Décembre 2016 à 10:29

        Coucou ma "je-ne-sais-d'où" préférée (je sais que c'est quelque part dans l'est, le centre-est...),

        Un coup de mou ? Oh que non, la réalité du moment tranche un peu avec celle de ces lignes, en ce sens que je n'ai pas le temps de m'asseoir, de souffler, ça va vite, en d'autres termes, pas le temps de m'apitoyer sur mes petites cicatrices. Comme je le disais plus haut, je ne suis pas en train de vivre ce qui est écrit, c'est seulement le résultat de mes sempiternelles cogitations à propos des choses de l'amour (un sujet qui me hante littéralement hahaha).

        Mais un café fait TOUJOURS du bien (quand on aime ça), alors j'apprécie grandement le geste généreux de ta part. 

        Sinon, tout va bien, et au fond, quand on court, c'est qu'on est en vie, et belle et bien en vie wink2

        Bon lundi à toi, bises et merci.

        FP

    7
    Lundi 5 Décembre 2016 à 11:53

    coucou Fabrice

    j'ai fait le grand saut du lit!! 

    j'aime bien mon lit mdr

    et l'hiver je resterai bien dans mon terrier!!

     et revivre quand une pousse printanière

    me chatouillera le nez

     la perle  rare  se trouve  - t'-elle encore dans son bel écrin!!

    pas facile une  rupture

     mais joliment dit

     bon lundi

     bisous

     

      • Lundi 5 Décembre 2016 à 14:10

        Bonjour Fruita,

        Ah, la perle rare t'imite peut-être, elle garde son lit, son terrier, sa tanière, son écrin, pendant les jours froids et, qui sait, se pointera aux premiers jours doux du printemps, comme écloront les boutons de fleurs.

        Non, pas facile, une rupture. Mais la fin d'un livre suppose aussi que l'avenir proposera d'autres livres à lire, n'est-ce pas. 

        Bisous et bon lundi à toi. Merci.

        FP

    8
    Lundi 5 Décembre 2016 à 14:36

    Bonjour Fabrice

    L'amour ne reste pas imperturbable...il va et vient à sa guise...tout comme le temps...yes

    très beau texte d'amour...bravo !

    Belle semaine.

    bisous

      • Lundi 5 Décembre 2016 à 15:32

        Bonjour Arlette,

        J'aime beaucoup cette pensée exprimée : "l'amour ne reste pas imperturbable"

        C'est vrai que l'amour n'en fait qu'à sa guise. On ne choisit ni l'heure, ni le lieu, ni la façon de tomber amoureux, ça vient de surcroît au moment où l'on s'y attend le moins. 

        Ensuite, quand il est là, on croit pouvoir le dompter, mais c'est sans compter sur la personnalité et les attentes de l'autre. On est deux, dans cette affaire-là ! Alors, il faut composer avec certains aléas, il faut parfois tenir bon, mais cultiver le sentiment aussi, tout en avançant et se projetant au lieu de se retourner sans cesse sur la beauté des premiers jours. 

        Quand l'un s'en va, l'autre reste, avec ses bleus. Une rupture, c'est forcément l'un des deux protagonistes qui encaisse et doit souffrir plus que l'autre.

        Merci de ta lecture. Bon lundi. Bisous.

        FP

    9
    Lundi 5 Décembre 2016 à 21:08

    coucou Fabrice,

    Quand un amour choisit de partir alors c'est qu'il n'était pas le grand amour de celui qui reste et, du coup, celui qui reste n'a rien perdu puisque la place est enfin libre pour le grand amour!!!!

    Je sais, c'est une façon très philosophique de voir la rupture mais, je pense que c'est aussi la façon la plus optimiste afin de ne pas sombrer dans la déprime et que ce soit celui qui part, ou celui qui reste, il faut juste se dire que le croisement de leur vie aura au moins eu pour conséquence la rencontre de deux êtres, et toute rencontre est forcément enrichissante...

    J'arrête de philosopher pour ce soir, mais je rejoins ta prof dans ses propos sur la poésie!!!

    Gros bisous du coeur Fabrice et douce semaine à toi

    Patricia

      • Mardi 6 Décembre 2016 à 00:53

        Coucou Patricia !

        Ah, je ne partage pas tout à fait ta vision du grand amour. Je pense qu'on peut aussi se séparer pour d'autres raisons que le manque d'amour ou la mort de l'amour, exactement de la même manière qu'à l'inverse, il ne suffit pas d'aimer pour vivre ensemble. Je pense aussi que chaque histoire est le grand amour au moment où on les vit. En d'autre termes, qu'on peut avoir eu plusieurs "grand amour". Ce n'est bien sûr que mon avis.

        Douce semaine à toi de même (malgré la froidure de l'hiver qui approche à grands pas), bisous. Merci.

        FP

      • Mardi 6 Décembre 2016 à 17:03

        coucou Fabrice,

        je suis bien d'accord avec toi, et heureusement que notre coeur est assez grand pour y abriter plusieurs grands amours sinon il y aurait plein de célibataires sur cette terre!!!! rires

        Bisous à toi Fabrice et à très bientôt

      • Mercredi 7 Décembre 2016 à 15:09

        Coucou Patricia,

        Mais il y a déjà plein de célibataires, par endroit... On raconte qu'à Paris, un habitant sur deux est célibataire ! Si ça paraît incroyable, dans un sens, ça ne m'étonne pas tant que ça, j'ai l'impression que plus il y a de possibilités de rencontres (2,5 millions d'habitants tout de même dans cette ville), plus on a de chance de s'y perdre... Paradoxe quand tu nous tiens !!!

        Bisous à toi, merci.

        FP

    10
    Lundi 5 Décembre 2016 à 23:13

    Bonsoir Fabrice. De bien jolis mots pour raconter une rupture. Cela fait pourtant très mal. A bientôt

      • Mardi 6 Décembre 2016 à 00:55

        Bonsoir écureuil bleu,

        On peut raconter la douleur avec des beaux mots, je dirai même que la poésie le permet.

        Bonne semaine, à bientôt. Merci.

        FP

    11
    Mardi 6 Décembre 2016 à 06:16

    coucou Fabrice

    tu es comme moi , tu laisses tes pensées vagabonder et tu écris sur celle du moment

    ce doit être pour ça que tu es mon parisien préféré

    moi je suis au pied des Vosges dans le 70 ( Vesoul de Jacques Brel ) une région si plate que les gens la traverse et l'oublie , pourtant elle est très jolie

    je te souhaite une bonne journée , bise

      • Mardi 6 Décembre 2016 à 10:39

        Coucou Edwige, 

        Oui, j'écris généralement sur mes pensées du moment, mais il m'arrive assez souvent quand même que ces pensées soient récurrentes aussi.

        On donc un point commun, toi et moi (sourire).

        Ah Vesoul ! Je l'ai traversée une fois, cette ville (en m'y arrêtant quand même), et, précisément, je ne l'ai pas oubliée, car j'avais la chanson de Brel en tête. En tout cas, tu fais bien de m'éclairer car j'avais dans l'idée (je ne sais pas pourquoi) que tu étais plutôt en Haute-Saône.

        Bonne journée de même, bise.

        FP

    12
    Mardi 6 Décembre 2016 à 07:28
    Chadou

     

    Bonjour Fabrice c'est magnifique, vraiment agréable a lire...Le jour commence a se lever et il ne fait pas vraiment froid, aujourd'hui il ne gèle pas, mais il y a  beaucoup de brouillard.! Bonne journée, bisous en pagaille mon ami.♥ ♥

      • Mardi 6 Décembre 2016 à 10:41

        Bonjour Chadou,

        Oui, certes, il fait moins froid, mais il fait froid quand même, j'ai les doigts gelés !!! (pourtant, il y a le chauffage au bureau, est-ce parce que je suis frileux ? Hahaha)

        En tout cas, merci pour ton appréciation du texte. 

        Je te souhaite une belle journée. Bisous.

        FP

    13
    Mardi 6 Décembre 2016 à 09:22

    Un vrai moment d'émotion.

    Et il en faut de l'amour pour le laisser partir , tel la chèvre de Mr Seguin, pour aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte. Et VLAN, le bruit de la porte, le bruit que fait le bonheur en partant ...... Bon, l'idée n'est pas de moi, mais revient en tête souvent cet adage ..... On reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait quand il s'en va ..... Jacques Prévert.

    Je te souhaite là, une bonne Saint Nicolas. Yann

      • Mardi 6 Décembre 2016 à 10:45

        Bonjour, et merci, Yann.

        Laisser partir l'autre qu'on aime, oui, je suis convaincu que ça suppose de l'aimer beaucoup et vraiment. Cela m'est arrivé une fois, en ce sens, je me suis servi de cette expérience au moment de poser ces questions dans ce texte. Parfois, l'amour ne peut pas suffire s'il n'a plus l'écho qui vient d'en face. On ne peut forcer personne à aimer. C'est sûr, c'est terrible quand l'autre dit "je pars, je ne t'aime plus", là, le monde s'écroule, et on est bien obligé de se résigner, vaincu certes, mais aussi par amour. 

        J'aime cette pensée de Prévert, elle illustre cette inconscience qu'on a souvent du bonheur quand il est là, et qui nous fait dire : "on sait ce qu'on perd, pas ce qu'on va trouver".

        Bonne journée, bonne St-Nicolas de même.

        FP

    14
    Mardi 6 Décembre 2016 à 20:17

    Un amour finissant .. Pour celui(ou celle ) qui aime encore, c'est un dur moment à passer..Certains ne s'en remettent jamais .Bonne soirée

      • Mercredi 7 Décembre 2016 à 15:06

        Oui, Fanfan, c'est clair que pour certains, remonter la pente après une telle perte, c'est compliqué, voire impossible... Quelle tristesse, quand même, quand on a tant aimé et qu'on finit avec l'impression d'avoir été jeté, abandonné...

        Merci, bonne continuation de ce jour. 

        FP

    15
    Mercredi 7 Décembre 2016 à 22:55

    Coucou Fabrice

    Tu as raison ! il vaut mieux laisser l'Autre partir plutôt que de le retenir ! Sinon, c'est l'Enfer à deux ... C'est non seulement de l'altruisme pour l'Autre , mais paradoxalement altruisme pour soi aussi !

    Fais de beaux rêves quand même !

    Bisous

      • Vendredi 9 Décembre 2016 à 11:39

        Luciole,

        Oui, ça va dans les deux sens. De toute façon, à un moment donné, il n'y a rien à faire, se résigner paraît plus sage, tourner la page pour en ouvrir d'autres, en remplir d'autres, des nouvelles...

        Bisous et merci à toi. 

        FP

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