• Quand j'étais poète

    Quand j'étais poète

     

     

    Quand j'étais poète,

    Je plaquais sur des accords

    Des suites de rimes

    Que je chantais dès le soir

    Jusqu'à l'aurore venue.

     

    J'aimais

    Les pages mouillées

    Aux encres de mon cœur plein d'entrain.

     

    Quand j'étais poète,

    Je dévoilais mes décors,

    Mes recoins intimes,

    Où j'invitais à s'asseoir

    Un passant, une inconnue...

     

    J'aimais

    Ces longues veillées

    S'étirant quatrain après quatrain.

     

    Quand j'étais poète,

    J'avais chevillés au corps

    Des élans sublimes

    Qui scintillaient dans le noir

    Pour plaire à la lune nue.

     

    Oui, mais...

    Une fois choyées,

    Ses rondeurs m'ont mis dans le pétrin.

     

    Alors, le poète

    A pleuré sur ses accords

    Des miettes de rimes

    Et n'a plus chanté le soir

    Que sa peine continue.

     

    Je mets

    Mes notes rouillées

    Sur des rails au passage d'un train...

     

    Oui, mais

    Le phénix est immortel  me disent

    Bien des amis qui m'idéalisent.

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