• Quand j'étais poète

    Quand j'étais poète

     

     

    Quand j'étais poète,

    Je plaquais sur des accords

    Des suites de rimes

    Que je chantais dès le soir

    Jusqu'à l'aurore venue.

     

    J'aimais

    Les pages mouillées

    Aux encres de mon cœur plein d'entrain.

     

    Quand j'étais poète,

    Je dévoilais mes décors,

    Mes recoins intimes,

    Où j'invitais à s'asseoir

    Un passant, une inconnue...

     

    J'aimais

    Ces longues veillées

    S'étirant quatrain après quatrain.

     

    Quand j'étais poète,

    J'avais chevillés au corps

    Des élans sublimes

    Qui scintillaient dans le noir

    Pour plaire à la lune nue.

     

    Oui, mais...

    Une fois choyées,

    Ses rondeurs m'ont mis dans le pétrin.

     

    Alors, le poète

    A pleuré sur ses accords

    Des miettes de rimes

    Et n'a plus chanté le soir

    Que sa peine continue.

     

    Je mets

    Mes notes rouillées

    Sur des rails au passage d'un train...

     

    Oui, mais

    Le phénix est immortel  me disent

    Bien des amis qui m'idéalisent.

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 23 Juillet à 00:29

    Bonsoir Fabrice... quand j'étais c'est une conjugaison au mode triste, faut pas, la lune, tant pis pour elle, ne te mérite pas, oublie la et bonne nuit poète, à demain, bises, jill

      • Lundi 31 Juillet à 23:06

        Bonsoir Jill,

        Oui, parfois la vie se conjugue au mode "triste", mais pas si triste que ça, au fond, ici... Peut-être une sorte de lucidité sur une certaine réalité pour le narrateur (il ne s'agit pas de moi, au sens propre du terme).

        La lune n'est pas toujours méritante, changeante comme elle est !

        Bises et à bientôt. Merci.

        FP

    2
    Dimanche 23 Juillet à 07:14

    Poète un jour, poète toujours mon Fabrice.............

    Mais il est vrai que les souffrances engendre les plus beaux,

    car il est plus facile d'écrire ses maux que ses joies , car les joies, elles,

    n'ont pas besoin de se libérer des douleurs..........Ceci dit, ce n'est que mon avis

    Merci d'avoir pris le temps de faire mon atelier cher Fabrice......

    Ptits Bisous pour ton dimanche ma Fabrice........

      • Lundi 31 Juillet à 23:09

        Bonsoir Ghislaine,

        Ah, je suis tenté de retenir en premier lieu ceci de ton commentaire : "poète un jour, poète toujours".

        Je rejoins également ton avis quand tu dis qu'il est facile d'écrire ses maux que ses joies. Peut-être aussi parce qu'il y a une infinité de manière de parler de ce qui ne va pas, alors que le bonheur se contente de peu de mots, ce qui, en poésie, force une certaine limite. D'après moi.

        C'est moi qui te remercie. Je suis un peu pris dans le tourbillon (tiens, hommage à Jeanne Moreau, au passage) de l'été, des vacances, mais je ne suis pas bien loin. Le temps n'est seulement pas étirable.

        Bisous et bonne semaine à toi.

        FP

    3
    Dimanche 23 Juillet à 07:21

    L'inspiration ne vient que lorsqu'on est prêt à l'accueillir

    Et pour cela il est nécessaire de se dépouiller de tout ce qui est secondaire et qui cependant nous tracasse...

    Confiance ! Cela reviendra..Un poète ne peut pas cesser d'être poète...La vague monte et descend

      • Lundi 31 Juillet à 23:11

        Bonsoir Gazou,

        un commentaire qui ne met pas l'optimisme au second plan, loin s'en faut. Il faut toujours croire, ou en tout cas savoir, oser, vouloir croire que la vague va remonter de plus belle. On sait que c'est ce qu'il se passe la plupart du temps, néanmoins.

        Confiance est un joli mot. Merci.

        FP

    4
    Dimanche 23 Juillet à 08:04
    Chantal

    Bonjour Fabrice, serais tu heureux ? C'est souvent quand on aime que l'on ne sait plus penser à autre chose !

    Je te souhaite un tout beau dimanche mon ami ♥

                                            

      • Lundi 31 Juillet à 23:12

        Bonsoir Chantal,

        Ah, grande question ! Si je suis heureux ? En tout cas, je suis sûr de ne pas être malheureux.

        Merci mon amie, bisous et belle semaine à toi.

        FP

    5
    Dimanche 23 Juillet à 08:14

    Hello Fabrice,
    Si les mots te fuient et que la vie te sourit alors don't worry, be happy ;-) (tu connais la chanson)

      • Lundi 31 Juillet à 23:13

        Hello Sandra,

        Oui, je connais la chanson. Plus facile à chanter qu'à réaliser vraiment. Mais les mots qui fuient ne le font pas vraiment. Ils se rangent quelque part et ressortent un jour, voire, amènent d'autres mots. Un peu comme les maux ??? (Si quelqu'un a la réponse...)

        Merci à toi. Belle semaine.

        FP

    6
    Dimanche 23 Juillet à 13:37
    LADY MARIANNE

    ho ! quand j'étais ! c'est pour le poème !
    tout n'est jamais perso entièrement-heureusement ! lol
    quand j'étais chanteuse moi ! lol
    bon dimanche- bisous-

      • Lundi 31 Juillet à 23:16

        Bonsoir Lydie,

        Ah oui, quand tu étais chanteuse... (et que tu suivais, avec tout le fan-club, Delpech en tournée, et vous avez jeté quelque chose dans l'Indre. Ou quelqu'un. À vrai dire, dans la chanson, on ne sait qui de la femme ou de la Mercedes s'est fait jeter dans l'Indre... Peut-être les deux, tiens).

        Belle semaine à toi. Bisous. Et merci.

        FP

    7
    Dimanche 30 Juillet à 16:26

    La lune n'a pas à se plaindre , voilà de jolis accords pour la charmer 

    Bien vu cet atelier Fabrice 

    Bon dimanche 

    Bises 

      • Lundi 31 Juillet à 23:17

        Bonsoir Gisèle,

        La lune, c'est tout un poème. On pourrait en écrire, encore et encore, sur elle. Tellement poétique et inspiratrice de poésie, la lune !

        Belle semaine, bises et merci.

        FP

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