• Racisme, tu t'es trahi !

    Un sans-toit, sur le trottoir,

    Fait la manche pour des prunes,

    Dès le matin, jusqu'au soir ;

    Il dort là depuis des lunes.

     

    Nos semelles de bien nés

    Tout repus d'indifférence,

    Lui claquent toujours au nez,

    Passant sur sa transparence.

     

    Voici que des riverains,

    Soudain touchés par la grâce,

    Agitent leurs tambourins

    Pour dénoncer, sur la place :

     

    « Toute cette pauvreté

    Qu'on laisse dans la souffrance,

    N'est-elle, en réalité,

    Pas la honte de la France ?

    Secourons nos miséreux,

    Au lieu d'accueillir ces foules

    De soi-disant malheureux

    Fuyant tyrans, bravant houles,

    Cherchant à coloniser

    Nos pays de race blanche,

    Et voulant islamiser

    Nos croyances du dimanche ! »

     

    Et ces mêmes riverains

    Retrouveront leurs pénates,

    Leurs petits lits souverains,

    Leurs chapelets et vulgates,

    Sans avoir tendu la main

    Au sans-toit, sur leur chemin.

     10025

    « Amour lâcheUn petit escargot »

  • Commentaires

    1
    Mardi 6 Octobre 2015 à 17:17

    salut à vous

    j'ai lu vos p'tis mots de présentation 

    un délice

    merci d'être passé lire les miens

      • Mardi 6 Octobre 2015 à 19:33

        Bonsoir,

        c'est à mon tour de vous remercier. Bienvenue chez moi.

        Au plaisir.

        FP

    2
    Mercredi 7 Octobre 2015 à 18:58

    Re'bonsoir Fabrice... un pays qui a des sans logis est un pays qui n'a pas réussi socialement, de je ne sais plus quel politicien et ma foi.... Bonne soirée au chaud, l'hiver qui arrive va encore faire des ravages dans leurs rangs...

      • Mercredi 7 Octobre 2015 à 22:37

        Alors si l'on s'en tient à cette thèse, aucun pays, ou très peu, ont réussi socialement.

        Les sans-abris vont, comme chaque année, souffrir des six mois qui arrivent. C'est un vrai fléau, un vrai problème. Je n'accepte pas pour autant qu'on se serve d'eux contre l'accueil des réfugiés. Il n'y a pas de hiérarchie dans la misère. Tout être humain dans le besoin, d'ici ou d'ailleurs, doit être secouru. C'est ce que j'ai essayé d'exprimer dans ce texte.

        Bonne soirée Jill Bill, à bientôt.

        FP

    3
    Vendredi 13 Novembre 2015 à 21:00

    Bonsoir;

    Bien dit et bien exprimé 

    Ces écrits de fraternité. 

    Comment rester insensible 

    Devant ses gens martyrs !

    La logique ne serait-elle point,

    De changer de solidarité ?

    La purification des soutiens 

    Reste close devant l'adversité !

    Poétiquement 

    Laurette

      • Lundi 16 Novembre 2015 à 16:05

        Merci Cynderella. La solidarité, si on veut être sérieux une seconde, ne doit pas choisir qui aider, ni filtrer en fonction des circonstances, des origines, du degré de pauvreté. Ou on est solidaire (activement ou passivement) ou on ne l'est pas. 

        FP

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