• Roissy

    Soudain, la foule est une brume

    À travers laquelle on ne voit

    Qu'un monde flou qui se résume

    À un bien étrange convoi.

    Il fait froid dans ce coquillage ;

    Tous les soleils sont en voyage.

     

    Entre grisaille et courants d'air,

    Parfois, se dessine un éclair...

    Que la terre paraît immense !

    Est-ce à Roissy que tout commence ?

     

    La foule est là, mais je ne vois

    Que tes yeux remplis de silence ;

    Je cherche des bouts de ta voix

    Dans un tonnerre qui s'élance.

    Ta bouche, m'a-t-elle embrassé ?

    Ton adieu, m'a-t-il enlacé ?

     

    Est-ce à Roissy que tout s'arrête,

    Juste au ras d'une pâquerette ?

    Que la lune me paraît loin,

    Inaccessible petit point !

     

    Il ne reste plus que la foule

    Déguisée en charivari,

    Et ce long fleuve qui s'écoule

    Au fond de mon cœur sans abri.

    Si demain j'en ai le courage,

    J'irai me construire un barrage.

    12337

    « L'IrèneBriac se prend pour Dieu »

  • Commentaires

    1
    Vendredi 5 Mai à 22:17

    Bonsoir Fabrice, aéroport ou gare c'est triste le quai des départs, reviendra t'elle un jour... au milieu des arrivées, Dieu seul le sait,alors... bonne nuit l'ami... fais de beaux rêves, de retour, bises, jill

    2
    Vendredi 5 Mai à 22:26
    Je me répète ... je sais ... mais encore du Brel qui me revient ...c'est triste Orly le dimanche ... amitié .
    3
    Vendredi 5 Mai à 23:00

    Coucou Fabrice,

    J'ai horreur des gare et des aéroports ! Certainement traumatisée par mes deux années de vie professionnelle en déportée, ne revenant voir les miens que le weekend !

    Bises et bonne soirée

    4
    Vendredi 5 Mai à 23:01

    "gares"

    5
    Samedi 6 Mai à 07:18
    eMmA MessanA

    Bonjour Fabrice,

    Comme d'habitude, c'est un très beau poème que tu nous montres aujourd'hui. Bien écrit, avec de puissantes images évocatrices, juste ce qu'il faut de mystère. Bravo.

    Roissy, tout un pan de mon autre vie professionnelle (avant le collage, le décollage)...

    Et comme tout me renvoie vers une chanson, aujourd'hui je pense à "Boing" de Feu Chatterton !

    Bon vol,

    eMmA

     

     

    6
    Samedi 6 Mai à 10:08

    Même si ce n'est pas, tu le fais ressentir comme du vécu et c'est tout simplement .....Beau et profond ""

    7
    Samedi 6 Mai à 12:54

    Bonjour Fabrice,

     

     Je suis subjuguée par tes poésies... quel talent ! quelle profondeur !

    Je viens d'en croquer une dizaine... il faut dire que je suis gourmandeyes

    On laisse toujours un peu de soi dans les adieux... que ce soit à Roissy, à Orly, au coin de la rue ou au bout du lit...

    A quand une édition papier ?

    Je te souhaite un agréable week-end  et merci pour tous ces moments d'évasion...

     

    8
    Samedi 6 Mai à 13:03
    LADY MARIANNE

    joli mais triste !
    J'espère que ce n'est pas un adieu mais un au-revoir !
    un barrage ? il faut laisser se déverser les émotions je pense-
    bises amicales-

    9
    Samedi 6 Mai à 16:15
    Renee

    Roissy ou St Lazard des adieu des au revoir......Pas facile d'endiguer le chagrin lors de sépartion, c'est beau. Bisousss

    10
    Samedi 6 Mai à 16:47

    Bonjour Fabrice

    Je ne sais pas si ça s'arrête ou que c'est un commencement

    Pas plus isolé dans une foule ou quand l'être aimé dégage

    Le silence de l'absence se ressent peu n'importe l'environnement

    Cet impression d'abandon, de vacances et ces sons apprivoisés qui manques 

    Tout ces gestes parfois maladroite ou ces odeurs (de parfums, hein ! pas le reste ^^) 

    Qui mettent nos sens en stand-by comme si ils étaient désorientés

    Perdu dans un lieu pourtant familier qui nous handicap

    Allez mon petit, courage 

    Regarde ton smartphone elle ta déjà laissée un message

    Sans jeu de mots ça sent le Roussi  pour toi 

    Bonne Fin de Journée 

    11
    Dimanche 7 Mai à 14:30
    kprice

    Bonjour Fabrice ...

    J'ai lu, relu, je suis venue, revenue ... ton poème est d'une telle intensité que je ne voudrais pas en perdre une miette. A chaque lecture une émotion, et une autre s'y ajoute ...

    J'aime tes mots et ce qu'ils renvoient ... aux souvenirs parfois, à l'imaginaire c'est sûr ...

    "Construire un barrage" ... ce serait dommage ... Peut-être est-il simplement temps de changer de terminal ?

    Merci pour ce très beau partage d'émotions ... ton poème fait du bien à l'absence qui fait mal ...

    Bisous Fabrice ... je te souhaite un dimanche rempli d'éclaircies ...

    12
    Lundi 8 Mai à 15:16

    Un beau poème

    Il y a des absents extrêmement présents...

    13
    Dimanche 14 Mai à 17:59

    La déchirure de l'absence que l'on "recolle" avec ces petits riens, que l'on cherche partout et qui ne comblent pas le manque . L'absence a la couleur de l'hiver et l'on veut se terrer et attendre le printemps...

    Très beau poéme Fabrice qui nous renvoie à des souvenirs pas toujours triomphants mais c'est la vie bien sûr 

    Très belle semaine ensoleillée, bises océanes.

    14
    Lundi 29 Mai à 00:13

    Bonsoir à tous,

    Merci pour votre petit tour à chacun(e) dans ce hall d'aéroport où mes mots étaient en transit. Roissy, un lieu très symboliquement particulier pour moi, où se sont mêlés des moments de joie, des instants plus troublés. Mais c'est toujours et d'abord pour moi un point de départ. Alors, même si on a le sentiment que le voyage vers la lune n'est pas à portée, on peut toujours rêver d'un décollage immédiat vers les étoiles de ses pensées.

    Je vous souhaite une belle semaine. Merci encore de votre fidélité. Bises.

    FP

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