• Ta dignité

    S'asseyant dessus

    Son voile de mariée,

    Arborant tissus

    De mensonges, fusillée

    Par les yeux d'un loup,

    Marilou

    Te sourit encore,

    Comme si de rien n'était ;

    Vois cette pécore,

    Qui naguère promettait

    De t'offrir la lune...

    Mais la lune

    Détourne déjà

    Son clair d'argent vers les terres

    De ce loup goujat !

    Sens-tu des vents délétères

    Te baiser le front ?

    Ton dos rond

    N'émeut plus ta belle,

    Et sa bête, doucement,

    Éteint ta chandelle ;

    Le triomphe de l'amant

    Sera sans surprise,

    Se précise...

     

    Range ton couteau !

    Pourquoi vouloir en découdre ?

    Range ton couteau !

    Que peux-tu contre une foudre

    Qui te met sur le côté ?

    Garde donc ta dignité !

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    « Litanies d'une quinquaJacotte cot cot codet »