• Trebisacce

    La canicule calabraise,

    Sans pitié ni sobriété,

    Coffrait terre et mer dans sa gangue.

     

    L'azur au bout de son pinceau,

    Le ciel roulait un œil de braise

    À travers sa propriété.

     

    Sous une robe jaune mangue,

    À des lustres de mon berceau,

    Fin de l'enfance à l'âge treize.

     

    Autour du fruit mûr, hébété,

    Cœur tremblant mais loin d'être exsangue,

    Je tournoyais tel un cerceau.

     

    Stella me fit croquer sa fraise

    Au rouge vif gorgé d'été

    Le temps de m'enseigner la langue

    Qui déniaise un jour tout puceau.

    10806

     

    [ Le quatril est une forme fixe de poésie inventée par un poète blogueur dont vous pourrez découvrir, si le coeur vous en dit, les vers en cliquant ici ]

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