• Viens chez Jill Bill, Sybille !

    Viens chez Jill Bill, Sybille !

     

     

    Encore un prédateur débile

    Monté sur ses airs d'invincible

    Pour lequel ton corps de nubile,

    En mal d'été, trop accessible,

    N'était rien que chair alibile

    Pour carnivore insubmersible ;

    Encore un charmeur volubile

    À l'âme égoïste, insensible,

    Un prince ô combien malhabile,

    Grand prometteur de l'impossible,

    Pour lequel ton cœur de nubile,

    En mal d'amour, trop accessible,

    N'était qu'une piètre sébile ;

    Son liquide mis dans la cible,

    Ce crevard perfide et labile,

    Mu par l'envie irrépressible

    De souper d'une autre nubile,

    A repris sa route, impassible...

    Ton bonheur, noirci d'atrabile,

    Tu le pensais immarcescible,

    Mais tout n'est pas indélébile !

    Pour oublier l'inadmissible,

    Soigner ce mal qui t'obnubile,

    Suis-moi, rien n'est irréversible ;

    Il est un lieu où l'on jubile

    Au clair d'un soleil ostensible,

    Où l'on pleure – sans atrabile –

    De bon rire, et c'est transmissible...

    Allez ! Viens chez Jill Bill, Sybille !

    11016

    « Mon premier amourJe te salue, mari... »