• Vous l'appeliez Généreuse

     

     

    Elle a trop ouvert son corps

    À vos fièvres de passage,

    Elle a trop ouvert son corps ;

    C'est fini, la voilà sage !

     

    Vous qui cherchez à panser

    Tout mal d'ivresse par elle,

    N'essayez plus d'y penser ;

    À quoi bon faire du zèle ?

     

    Trouvez un autre décor

    À vos plaisirs immatures,

    Un qui soit plus en accord

    Avec vos soifs d'aventures...

     

    Les bergers aux fiers bâtons

    N'émoustillent plus madame,

    Ça lui donne des boutons,

    Ce n'est plus dans son programme...

     

    Allez vous-en chuchoter

    Vos boniments sans décence

    Aux brebis à carotter

    Encor vertes d'innocence...

     

    Votre bonheur vous attend

    Dans leur pré, dans leur campagne,

    Courez-y tambour battant,

    Moussez-y votre champagne...

     

    Ne revenez plus ici,

    Oubliez cet interphone,

    Oubliez l'adresse aussi,

    Laissez en paix ma patronne !

     

    Elle a trop ouvert son corps

    À tout vent, la malheureuse,

    Elle a trop ouvert son corps ;

    Vous l'appeliez Généreuse...

     

    Un surnom plutôt tordu,

    Dont l'aura longtemps piégée

    L'obscène sous-entendu ;

    Depuis, sa vie est rangée...

     

    À l'ombre de son senior

    Pas amer, plein de présence,

    Surtout plein d'argent, plein d'or,

    C'est soir et matin Byzance...

     

    Ne revenez plus ici,

    Au revoir monsieur, merci !

     

     

     

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